NEWS FROM MARS

Ci-desssus Dante et Beatrice s’envolent vers Mars.

Mon projet est de publier en feuilleton cette histoire inspirée tres directement des ‘News from nowhere’ de William Morris, dont j’avais traduit un extrait il y a quelques temps sous le titre ‘de l’argent’.

Chapitre premier: Place de la commune

5 novembre 2016, place de la commune, Paris. Il fait froid et humide. On se réchauffe en tapant des pieds et en sautant sur place. Aujourd’hui, plus de monde que d’habitude. C’est l’arrivée de la marche ‘les jours heureux’ partie de Oloron-Sainte-Marie dans les Pyrénées atlantiques le 7 octobre. Quelques-uns ont marché 700 km. Une sacrée ballade, surtout pas ce temps pourri. Un vieil homme de 90 ans, ancien résistant, prend la parole et compare la situation actuelle avec les temps de guerre. Tous l’écoutent, émus, dans un silence rare. D’autre orateurs présentent ensuite le mouvement ‘les jours heureux’, créé en décembre 2015 par un petit groupe de personnes réunis dans le sud du Vercors pour le visionnage du film de Gilles Perret qui porte le même nom. (Un peu comme notre ‘mouvement immobile’ Nuit Debout, d’ailleurs, dont l’idée était née après la première diffusion de cet autre film, Merci patron.) Le film de Perret raconte l’écriture du pacte des jours heureux par des membres du CNR, le conseil national de la résistance, entre 1943 et 1944. L’oratrice décrit maintenant les règles que s’est donné le mouvement, qui sont, explique-t-elle, les règles de la sociocratie : décision par consentement, élection sans candidat, gestion des conflits. On ne comprend pas tout, mais ça fait du bien d’être ensemble, de se retrouver, après une rentrée difficile, qui a vu l’éclatement du mouvement Nuit Debout en une multitude de petits groupes, sur la place de la République, ou ailleurs. Les plus fortes personnalités ont chacune tiré la nappe de leur coté… et la nappe s’est déchirée. Bref, un véritable gâchis, mais sans doute inévitable. Comment serions-nous d’accord sur ce que nous sommes et ce que nous voulons, et surtout sur les moyens de l’obtenir ? Après tout, nous ne sommes que des humains, et notre culture est une cultures de combat et de compétition, même si c’est justement cela que nous voulons remettre en cause… Ce soir on écoute les orateurs, on discute, on saute sur place pour se réchauffer. On va d’un groupe a l’autre. Puis on se retrouve au café du coin ou la discussion se prolonge, et parfois s’enflamme sous l’effet des bières et de la chaleur. La vision se brouille un peu, le brouhaha des voix devient incompréhensible, beuglement du groupe humain avant d’aller dormir, dans une sorte de bien être partagé, qui touche presque au bonheur.

Finalement l’un des garçons se détache du groupe a regret ! Suivons-le. Il rentre chez lui a pied, en longeant le canal. Il bruine et le froid le dessaoule. Il grimpe sur la petite passerelle au dessus de l’écluse et rêve a des jours heureux. Oh ! comme il aimerait voir ça ! Dans sa minuscule chambre qu’il a aménagée comme une cabane, même la baignoire est en bois et devient table une fois sa mission accomplie, même les toilettes disparaissent sous un coffre pivotant. La pièce minuscule –les loyers a Paris sont devenus fous depuis quelques années, surtout pour un poète désargenté comme lui– ressemble a l’intérieur d’un refuge de montagne, avec des blocs de bois qui peuvent servir de table ou bien de chaise, et le sol est couvert de tapis et de coussins. Il se sent bien dans sa cabane enfantine. Il grimpe l’échelle qui donne accès a la mezzanine, puis déroule le futon qui lui sert de lit, arrache son pantalon et sa veste en duvet qu’il jette par dessus la balustrade, et s’endort immédiatement. Cette nuit-là, il fait des rêves étranges et se réveille brutalement avec la sensation d’une secousse brutale. Tremblement de terre ? Assis sur son lit, le souffle coupé et tous les nerfs en alerte, il écoute. Pas de cris, pas de course dans les escaliers, tout semble calme. Au bout d’un moment il s’allonge de nouveau et reste la, immobile, les yeux grands ouverts, pendant des heures.

La suite de ce récit… je vais l’écrire a la première personne, par commodité, comme si j’étais lui, le personnage de mon histoire. Il faut dire que j’aime bien les récits a la première personne, c’est même un peu ma marque de fabrique. On y va !

Et puis c’est le matin ! L’impression d’avoir dormi très longtemps. Mais quand j’ouvre la fenêtre il me semble que le soleil est encore très bas. Je reste accoudé a la rambarde en regardant au loin au dessus des toits vers le sud-ouest. En short et en tee shirt je me sens merveilleusement bien dans l’air frais du matin. Les premiers rayons de soleil rasants illuminent les toits en face de moi. L’air est limpide et, ce n’est qu’au bout d’un moment que je réalise que je me suis couché en hiver hier soir. Cette température n’est pas normale. La ville est étrangement calme ce matin. Déjà dimanche? Mes souvenirs sont confus, vagues. J’enfile un jean et des tennis et descends quatre a quatre les cinq étages. Je pousse la porte et je suis dans la rue. Tout est tranquille, il doit être très tôt en effet. Un groupe s’active un peu plus loin autour d’une sorte de plateforme mobile, qui se déplace sans bruit. Je m’approche du joyeux groupe qui blague gentiment tout en s’occupant de décharger different conteneurs colorés dans des bacs encastrés dans la plateforme mobile. Deux filles et trois garçons, vêtus de couleurs gaies dans des styles très différents, ethniques, une fille en sari, un garcon en djellaba, un autre porte un magnifique boubou africain aux rayures fines rouge et blanches, une autre une jupe de cuir fine, frangée a l’indienne, et rien d’autre, ses cheveux sont très noirs et très longs et son visage typé, le dernier garçon porte un simple short et des nus-pieds. Quand je m’approche d’eux ils regardent mon jean avec un intérêt soutenu, une des filles s’approche même pour le toucher et regarde la marque en soulevant le bas de mon teeshirt. Wow! C’est un vrai? Je pensais pas qu’on en trouvait encore des levis. Il est super bien conservé dis-donc ! Ils discutent entre eux un moment et l’un d’eux raconte que son arrière grand-père en avait une collection mais que son père qui était anti-américain les a tous jetés. Bêtement, je leur demande ce qu’ils font, et ils me regardent tous comme si j’étais un idiot parfait avant d’éclater de rire ensemble. L’un fini par lâcher en riant ben tu vois, c’est notre jour de tri ! Moi : Ah heum, oui, ok, bien sur ! Bon faut pas vous étonner j’étais… euh… je voyageais toutes ces années, en chine… Eux : Ah, Pékin ? Ils font pas ça la-bas ? Démarre une discussion agitée sur les dernières nouvelles de chine, dans laquelle je comprends que pour eux la chine est une petite région comprenant trois anciennes provinces autour de Pékin. Ils se disputent sur les événements et les dates, et j’entends des nombres qui ne veulent rien dire, 2046, 2093 et 2111. Mes oreilles grésillent légèrement et j’ai l’impression de me dilater et de flotter au ralenti au-dessus de la scène. La prochaine image est celle de cinq ombres qui se détachent sur le bleu du ciel. Une sensation de froid sur mon visage qu’une main tamponne avec un tissu humide. L’eau m’entre dans le nez et j’éternue violemment, ce qui provoque des rires amicaux. Je sens qu’on soulève une de mes jambes avec précaution et déplie l’autre jambe, tordue sous moi. J’essaie de me relever mais deux bras me retiennent. Le garçon qui est penché sur moi semble me parler mais je n’entends rien. Puis mes oreilles se débouchent d’un coup dans une explosion de voix. Je tente de me concentrer sur celui qui me parle, je fais un gros effort pour comprendre ses mots : doucement, bouge pas, te presse pas, prends ton temps. La fille a son coté parle aussi : écoute Zarathustra, aie confiance, il pratique le katsugen undo tu sais ! Aucune idée de ce que cela peut être, mais j’écoute Zarathustra. Que puis-je faire d’autre ? Il me dit de bouger très doucement, d’abord les yeux, le visage, la bouche, puis le cou, puis les doigts, puis relâcher les chevilles, les poignets, les épaules, toutes les articulations. Cela dure un temps infini mais je suis bien la, au sol, et je me rends compte que le matériau, pas vraiment souple mais pas dur non plus comme du ciment, plutôt comme une paille très serrée, un tapis de coco… m’est inconnu. Je tourne un peu la tête et je vois que les autres ont repris leur travail de tri, un peu plus loin dans la rue, tout en blaguant et en chantant. Un type passe a demi-nu, une simple serviette nouée a la taille et plaisante avec eux un moment. Quelqu’un lui demande si elle est bonne, si il a fait tes 20 longueurs aujourd’hui ? Garçon au boubou s’écrie : on pourrait faire une pause le temps de piquer une tête non? Ok ! dit fille-squaw, mais d’abord on termine cette voie! Ils discutent un moment, font semblant de se disputer, éclatent de rire, et puis se remettent au tri, sans hâte.

Je m’assieds et remercie Zarathustra. Je regarde autour de moi comme si je m’éveillais une seconde fois. Je regarde du cote de mon immeuble et je ne le retrouve pas. Je ne vois que des constructions que je ne reconnais pas, faites dans des matériaux divers, bois brut, torchis, je ne suis pas très sur de bien les discerner. Je respire lentement pendant un moment en essayant de ne pas penser. Cela doit être un rêve. Zarathustra me tend une main pour m’aider a me relever avec une attention très touchante. Il me prend par le bras, sans doute de peur que je ne m’évanouisse a nouveau, et m’entraine du coté du canal. Viens, on va se baigner, ça te fera du bien. Comment tu t’appelles au fait? Rémi! Ah c’est chouette comme prénom, j’en connaissais pas des Rémi. Nous marchons tranquillement jusqu’au coin de la rue et nous arrivons sur une grande pelouse qui s’étend de part et d’autre de l’eau. Plusieurs baigneurs matinaux sont déjà en train de nager, ou bien assis, nus, sur le bord du bassin. Le matin est magnifique. En face, un parc immense. Les arbres sont couverts de jeunes feuilles, d’un vert éclatant. Toute une harmonie luxuriante de verts. J’écoute le chant des oiseaux. Je les cherche des yeux. Certains ressemblent a des corneilles mais gris clairs, avec des ailes plus foncées et une tache noire autour du bec et des yeux comme si ils avaient plongé la tete dans le goudron. Ils me rappellent ces corbeaux qui semblaient les maitres de la rue dans le quartier de Colaba, a Bombay. Qui sont restés pour moi le symbole du calme et de la lenteur. Comment sont-ils arrivés jusqu’ici ? Aucun pigeon en vue. Pourtant, hier soir encore, place de la commune… Mieux vaut ne pas réfléchir ! Ou bien je vais finir a Sainte Anne. A moins que Sainte Anne n’existe plus ? Du train ou vont les choses ! A la déflagration sonore je réalise tout a coup que Zarathustra a laissé tomber sa djellaba et plongé. L’eau est claire comme de roche et tellement tentante que je le suis. L’explosion de fraicheur me détend instantanément. J’ai envie de hurler ma joie de vivre ! Combien de temps que cela ne m’était pas arrivé ? Zarathustra me surveille d’un regard attentif et encourageant. Nous nageons un peu sans forcer, et nous retrouvons au centre d’un jeu de balle très animé auquel nous sommes sommés de participer. On joue un moment mais je me fatigue vite alors que les autres joueurs semblent pouvoir continuer des heures. Je bois la tasse plusieurs fois en voulant rattraper la balle au vol. Zarathustra s’en aperçoit et il me tire vers la rive. Nous sortons de l’eau et nous asseyons cote a cote sur le bord du bassin. J’hésite a parler. Les questions se bousculent dans ma tête mais j’ai peur des réponses. Encore plus des questions qu’il pourrait me poser a son tour. Le silence ne semble pas le gener. A la fin je lui demande si il peut arrêter le tri quand il veut.
Lui : Bah, tu sais ils peuvent s’en sortir sans moi, c’est mon job de m’occuper des malades, des blessés.
Moi : merci en tout cas… je sais pas ce qui m’a pris…
Lui : Tu arrives d’ou ? Ah oui, pardon tu l’as déjà dit, de Chine. Ils en sont ou la-bas ?
Moi : Euh, je sais pas trop, tu sais j’ai pas trop envie de parler de ça… j’ai vécu des histoires un peu dures la-bas.
Lui : Oh, pas de problème ! Je me demandais seulement pourquoi tu t’es senti mal.
Moi : Oui, moi aussi ! (rires) Ca va mieux maintenant ! C’est génial de pouvoir se baigner ici !
Lui : Ben, c’est normal, non ? Bon, c’est vrai qu’en hiver l’eau est parfois gelée. C’est arrivé encore il y a quelques années je crois, en 2112.
A ce point me viennent a la bouche les mots de réchauffement climatique, mais je me contiens et reste muet. Puis les mots sortent tous seuls de ma bouche : en fait, tu sais, j’ai dit que je venais de chine mais c’est pas vraiment ça… c’est vrai que j’ai passé pas mal de temps en chine mais j’ai dit ça parce que en réalité je me souviens plus de rien. Je crois que je suis complètement amnésique. Bien que j’ai des souvenirs assez précis… mais ça colle pas vraiment. Zarathustra me regarde bien en face, comme si il scrutait mes yeux, puis relâche son attention.
Lui : je savais que tu disais un truc auquel tu croyais pas tout a l’heure. Je l’ai vu dans tes yeux. En tout cas aie pas peur ! T’affole pas ! On va pas te questionner. Ça va revenir tout doucement…
Moi : Je sais pas… j’ai des souvenirs assez nets en fait… mais comme d’une autre époque. Je vivais dans une ville très ancienne, toute grise, peut-être Paris il y a cent ans. Je participais a une réunion politique. Tout le monde se disputait. On voulait changer le monde. Finir avec le capitalisme !
Lui : capitalisme ? Hmm oui ça me dit quelque chose… mais donc tu es historien ?
Moi : historien ? pourquoi ?
Lui : ben ça pourrait être une piste, parce que ton histoire de capitalisme, la… c’est forcement… c’est un très vieux truc, non ? Moi : ah oui, peut-être, tu as raison. Mais je sais pas si je peux raconter mes souvenirs… j’ai peur qu’on m’enferme !
Lui : T’enfermer ? Qu’est-ce que tu veux dire ?
Moi : Ben chez les dingues quoi !
Lui : Dingue ? Je crois mon grand-père dit ça de temps en temps, c’est dingue ! Aucune idée de ce que ça peut bien vouloir dire ! Moi : Fou, dérangé, fêlé, anormal, asocial…
Lui : Bah ! Des asociaux, tu veux dire des copains ou des copines qui restent dans leur coin, c’est ça ?
Moi : oui… par exemple !
Lui : on en a pas trop en fait, et puis quand on en trouve un, et bien on essaie plutôt d’entrer en contact, de pas le laisser seul ! Pourquoi l’enfermer comme tu dis, puisqu’il l’est déjà enfermé ? C’est un peu mon job ça aussi…
Moi : Oui, bien sur, ça paraît logique. Mais tu vois j’ai des souvenirs d’une autre époque, d’une époque lointaine, tu comprends ? Je me souviens d’une époque ou la ville était toute grise et toute polluée, pleine de voitures…
Lui : voitures ? Ah oui je crois j’en ai vu dans un de ces films au musée… ces trucs idiots qui puent et te cassent les oreilles, c’est ça ? Ca date d’un petit moment t’as raison.
Moi : les gens étaient malades de peur de perdre leur travail, en fait c’était un truc de ouf, d’un coté on les remplaçait par milliers par des robots, de l’autre on voulait qu’ils travaillent encore plus ! Et ceux qui se retrouvaient dans la rue, en slibard, on se moquait d’eux, on disait que c’était des idiots !
Lui : attends, je te suis pas !
Moi : je te raconte comme ça vient ! Ce qui vient ! Nous, notre groupe, on se battait, certains voulaient du travail pour tout le monde, d’autres disaient que le travail c’était fini, demandaient un revenu universel… on était pas vraiment d’accord tu vois !
Lui : (me regarde silencieux, calme, comme si il voyait au travers de moi)
Moi : on se battait aussi contre l’argent, la finance, les banques. Lui : Oui j’ai vu aussi des… comment ils appelaient ça ? La monnaie, non ? Des trucs en metal, ou d’autres en papier… ça aussi ça fait des lustres !
Moi : vous dites ça, des lustres ?
Lui : oui en fait c’est mon grand-père qui dit ça ! Je sais pas trop ce que ça signifie sauf que ça veut dire loin… mais je repense a ton truc du travail… je comprends pas pourquoi vous vous battiez pour travailler, en fait… le travail c’était une forme d’esclavage, non ? C’est ce que mon grand-père m’a appris en tout cas. J’ai vu un des films du musée ou ils montraient une… une ugine je crois qu’ils appelaient ça comme ça…
Moi : une usine, oui.
Lui : il y avait des dizaines de types qui faisaient toujours le même geste ou presque. Un autre type qui gueulait tout le temps pour qu’ils aillent plus vite. Le bruit assourdissant. L’odeur de graisse. L’ambiance de malheur. Je suis resté scotché un moment puis j’ai arrête ce truc ! J’avais mal au ventre !
Moi : oui, c’est ça, le travail ! Sauf qu’on s’était habitués après des dizaines d’années, on trouvait ça normal. Faut peut être mieux que je parle pas de mes souvenirs, qu’est-ce que tu penses ?
Lui : (pensif) Ben je sais pas…. je pense qu’il faut que tu en parles au contraire. En plus, tu sais, le temps c’est quelque chose que… Moi : …
Lui : c’est une dimension comme une autre si tu veux. C’est pas fermé. Pour nous tout est présent d’une certaine manière. Tout est possible. Et puis on est pas tous dans le même temps, tu vois ?
Moi : non je vois pas trop, tu peux m’en dire un peu plus ?
Lui : oui, un peu, mon grand-père par exemple, il vit pas dans le même temps que moi. D’une certaine façon on peut dire que le temps c’est toi, c’est ton corps, c’est tes souvenirs. C’est a travers tout ça que tu perçois des formes particulières, que tu es dans le monde, tu vois ?. Donc chacun voit des formes différentes. Un monde different. Mais ça c’est évident, excuse-moi !
Moi : euh, oui, bien sur… enfin je sais pas…
Lui : ce qui est passionnant c’est comment ces mondes différents se rencontrent en fait. Au fait ! Tu sais quoi ? tu devrais faire un tour au musée d’histoire, tu devrais regarder les vieux films qu’ils ont, la ! Bon, c’est vrai que le bâtiment est moche, mais c’est une sacrée curiosité ! Je t’emmène si tu veux ! Apres tout je dois encore te surveiller… et j’ai rien d’urgent a faire pour le moment… et puis tu commences a un peu a m’intriguer, tu sais !

(A suivre…)

2 commentaires

    1. Chouette d’etre publié sur papier !!!
      Je dois publier la suite bientot… mais tellement de textes en chantier! 😉
      Je lis le 291…. 291 quoi au fait ?

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