VOYAGE VOYAGE

Nuit Debout, il faut juste le radicaliser, en termes d’invention. En en regardant l’idée suffisamment longtemps pour qu’elle vous immunise de la perception du « nombre » (ou de son manque). Le nombre (de participants), posé en transcendantal de la militance douée de sens, est une drogue erronée, c’est-à-dire avilissante. C’est aussi de cette drogue anti-stimulante là qu’il faut se déprendre (chercher une drogue « exacte »). Il nous faut une phénoménologie du nombre. Se déprendre de la folle attente du nombre et se shooter, à la place, à l’Idée (qui de Nombres regorge…). Le point d’Archimède dont nos leviers d’aspirant(e)s titan(e)s ont besoin existe – ô lecteurs égarés de néo-spinozismes en tous genres, vive Spinoza! – ce point est le « corps »: instrumentaliser son propre corps (le soumettant AVEC CRUAUTÉ MÉTHODIQUE à une stratégie implacable de risque du ridicule, de ratage de vie, de danger, voire – ô blasphème suprême! – d’inconfort…) pour faire ÉMERGER, par frottement étincelant de la vie à ce corps, qui peut et doit brûler, un incalculable et pourtant « logique » corps collectif. Relire Badiou, d’urgence. Ou à défaut (mais quel défaut alors!), lire le dernier Lordon (qui n’est pas Badiou), car il semble arriver en partie lui aussi à cette Idée, que nous recherchons et qui existe

2 commentaires

  1. Personnellement je me fous du nombre ! je suis artiste j ai l habitude de travailler avec un public restreint et quand il y a beaucoup de gens c’est juste une expérience differente – ça n est pas mieux ni plus mal – je trouve que souvent les activistes focalisent sur le nombre de gens qui ont regardes une video ou le nombre de gens qu on va pouvoir toucher pour telle ou telle action – ils mettent toujours un objectif en nombre de personnes : il faut être au moins 1000 a cette manif et il faut au moins 5000 personnes pour signer la pétition sinon ça n est pas efficace voir on est ridicule !
    Je défends le fait que si telle action est importante pour soi on doit la faire – au besoin on le fait seul !

  2. Moi je me fous du nombre ! Je suis poete! J’ai l’habitude des bouteilles a la mer ! 😉
    Je me fous du nombre, mais pas du nombre, en espagnol, le nom !
    Au fait c’est quoi l’image? Je trouve comme nom pour le fichier: Maria Teresa Murgia. C’est bien, la gentille dialectique ?

    Et… au fait (de nombre), il faudrait que nous raconte Garibaldi, Alessio!
    Tu en as parlé dans le Gari?

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