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Nuit(s) Debout

C’est la rentrée, et voilà que fourmillent les cris d’enfants, les micro-trottoirs sur le prix des cartables et les ambitions présidentielles.

Sortant d’une torpeur estivale qui, n’en déplaise aux médias qui la claironnent, était surtout parisienne, Nuit Debout se découvre des ambitions plus exotiques : apprendre à fonctionner ensemble, au niveau national.

L’été fut, à ce titre, riche de rencontres :

Mais c’est à Paimpont, pas loin de Brocéliande – où des représentants de plus de 43 Nuits Debout de France et des pays voisins se sont retrouvés (c’est raconté par un participant parisien sur la Gazette) – que le pas le plus mesurable en direction d’une coordination nationale a été franchi.

De ces rencontres est né un appel commun, rédigé puis amendé de manière participative – dont nous vous invitons à découvrir une version aboutie (bien qu’ouverte, comme tout ce que Nuit Debout produit, aux débats et aux modifications).

Rencontres des #NuitDebout

Message depuis la Guette en Brocéliande,

le 168 mars 2016

Nous sommes des participantes au mouvement Nuit debout, venues d’une quarantaine de villes et villages de France, de Suisse et de Belgique, assemblées durant trois jours, en août 2016, en forêt de Paimpont, pour nous rencontrer, et échanger sur nos expériences de près de cinq mois de mobilisations énergiques et foisonnantes.

Cinq mois et toujours la même urgence et la même joie à nous assembler, toujours la même énergie à partager pour révolutionner le monde. 135 nuits et jours debout, dans des dizaines de villes, expériences essentiellement locales, faiblement en contactg les unes avec les autres. Chez certaines, une inquiétude au cœur de l’été : comment « maintenir » le mouvement, comment le « relancer » à la rentrée ? Puis, ces trois jours, ensemble, à Paimpont.

Organisées sans autre objectif que de prendre le temps de se rencontrer, action modeste, mais inouïe, ces trois journées auront porté de nombreux fruits. De nombreuses informations sur ces rencontres sont disponibles sur le wiki ; l’objet de ce message n’est pas de les résumer. A la fin de cet été que certaines ont cru « couché », nous avons jugé important d’envoyer un message de confiance en ce que nous faisons à toutes nos camarades debout sur les places. Un message mobilisateur, pour la rentrée sociale comme pour la grande séquence de politique national qui démarre. Nous avons voulu envoyer ce message pour rendre compte de ce que ce temps de mise en commun a permis d’apporter à l’interprétation des  contours de la Nuit, et lancer un appel à poursuivre et amplifier la mise en relation des initiatives et des aspirations.

Ce message, nous l’adressons, en quelque sorte, de partout à la fois, de Tulle, Rennes, St Naz’, Paimpont, Paris, Grenoble… Il est adressé aux deboutistes et sympathisantes du mouvement, ainsi qu’à toutes celles qui partagent le constat de la faillite des institutions, du discrédit de la classe dirigeante et des possibles dévastateurs contenus dans la situation politique, et qui s’interrogent sur la manière dont elles peuvent contribuer à faire cesser cet état des choses.

Contours de la Nuit

Nous ne nous connaissions pas, et pourtant ces rencontres avaient la saveur de retrouvailles. Dans nos méthodes de travail, d’abord. Autogérées, ouvertes, ces journées ont eu la sérénité offerte par une organisation simple et l’expérience de quatre mois de mobilisations, et en même temps un vrai petit air des nuits des débuts, peuplées d’inconnues passionnantes.

Nous nous sommes immédiatement reconnues. Nous avons retrouvé en ces inconnues nos histoires et nos revendications, notre énergie, nos faiblesses, nos attentes quant aux suites du mouvement, notre détermination et notre fantaisie. Les nôtres et toutes celles, plurielles mais communes, entendues et vues sur les places et en manifs tout ce long mois de mars. C’est de ce commun dont nous voulons parler ici.

L’agora et ses constellations

Les commentaires ont été unanimes : Nuit debout est un mouvement flou, paralysé par son horizontalité radicale. Nous pensons que la dynamique que recouvre l’appellation « Nuit debout » n’est ni floue, ni paralysée, mais tout simplement jeune. Si jeune, et si radicalement différente que personne, pas même ses participantes, ne peuvent en saisir toutes les potentialités ni toutes les implications.

Ce « quelque chose qui se passe » c’est en premier lieu une action de rue. Une occupation de places voire d’édifices, dans le cadre d’un rapport de force militant. Une réappropriation de l’espace public, à rebours de la ville contemporaine.

C’était aussi, dans l’impulsion originelle, le dépassement de la manifestation unitaire, sa prolongation, voulue pour créer un espace de discussion et d’organisation entre les manifestantes. Sa diffusion virale a montré que de nombreuses opposantes à la Loi Travail attendaient l’occasion de pouvoir consacrer de leur temps et de leur énergie à une dynamique neuve et imprévue, et s’organiser dans un cadre ouvert et horizontal. Un cadre inclusif dans lequel il est facile de prendre la parole, à même de contrer les logiques concurrentielles développées par les pratiques politiques traditionnelles, et de contrebalancer les inégalités dans l’aptitude à la prise de parole publique. Un cadre qui ne signifie pas absence de responsabilités, mais rotation des tâches et contrôle collectif.

C’était, toujours dans l’impulsion originelle, un appel à la  « convergence des luttes ». Si les espoirs de mouvements de masse qui ont pu être suscités se sont rapidement dissipés, la convergence des luttes est pourtant bien là. Discrète entre les participantes au mouvement, dont les filiations politiques et les expériences sont extrêmement diverses, elle est rendue concrète de multiples manières. Des convergences s’opèrent au sein des Nuits debout par les échanges entre participantes originaire de milieux différents, terreau fertile à l’émulation. Des convergences se construisent dans des commissions qui s’investissent sur des luttes spécifiques et dans la participation et le soutien à des luttes en cours. Des ramifications et des coordinations se tissent.

Ce cadre qui favorise l’inclusion et la convergence, c’est bien sûr l’agora, l’assemblée, la création sur les places d’un espace d’expression publique. Bureaux des pleurs ou cahiers de doléances, marché aux projets et foire aux solutions, c’était brassage public, tous les soirs d’un long printemps. On a patiemment tout écouté, assises toute les Nuits debout, ici, partout. Pour beaucoup, c’était l’occasion d’un apprentissage du dialogue en grands groupes, et de ses modes de régulation. On a causé du système et des actions à mener, envahi des rocades et des Magdo, chanté, et tissé des liens de coopération et d’amitié.

Car très vite, pour nous, mille choses se sont cristallisées. Des centaines de commissions se sont montées à travers tout le pays, les unes pour préparer des actions, les autres pour assurer l’animation et le suivi de certaines thématiques. Des auto-médias sont apparus un peu partout. Et la Nuit devint aussi pour nous cet espace social informel et horizontal, où viennent échanger et se coordonner les initiatives. Nous pensons que là réside un apport essentiel de Nuit debout : la capacité à donner naissance et permettre la coordination d’initiatives autonomes, fonctionnant elles aussi de manière inclusive, et pour lesquelles sont reconnues le droit à l’erreur et le droit à la lenteur.

La Nuit en commun

Pas de leaders, pas de porte-paroles, pas de surexposition d’une voix particulière, l’affaire semble entendue. Mais Nuit debout, c’est aussi beaucoup de monde. Mouvement favorisant l’expression des paroles populaires et exprimant la volonté d’en augmenter la portée de résonance, y compris politique, Nuit debout est nécessairement pluriel, et impossible à centraliser.

On y retrouve, quoique rarement mis en avant, des marqueurs « identitaires ». Aucun de ceux-ci ne fait l’unanimité, mais aucun ne semble poser problème. Ces marqueurs sont, par exemple, ceux de la solidarité entre les peuples et du refus de toutes formes de discrimination, ceux de l’autonomie et de la coopération, du féminisme, de la curiosité, de la radicalisation de la démocratie, de l’anti-racisme, de l’anti-militarisme. Ils sont ceux de la sobriété et du respect du vivant, de l’anti-hiérarchisme et de l’anti-productivisme ; ceux du droit à l’information, de la critique des médias, et des logiciels libres, ceux du refus de l’ordre sécuritaire et du refus de la stigmatisation des musulmans. Ceux de l’éducation populaire, du mouvement ouvrier, de l’implication associative, syndicale ou politique.

Révolution française, Chiapas, Commune, Révolution russe, ’36, désobéissance civile. Les années 68 ; la chute du mur. Tournant de la rigueur, 21 avril 2002, ou referendum européen bafoué, crise de 2008, Grèce écrasée. Milices d’agriculteurs pourchassant des zadistes. Guerres, pétrole, uranium, maintien de la paix, attentats.

La liste pourrait être encore longue.

Plurielles, les Nuits ne constituent pas moins une dynamique commune et dans une certaine mesure unificatrice, qui doit chercher à « formuler un commun politique » et apprendre à co-élaborer et coordonner à de plus grandes échelles des actions, revendications et messages. Une dynamique commune dont la portée est révolutionnaire. Lorsque le mot a été sorti la première fois, il a fait sourire. Puis le mot à fait son chemin, tout le week-end : si ce que nous formulons comme exigences devait advenir, ce serait à coup sûr une révolution. Donc va pour la révolution. Et parce que changer la France, ce serait changer le monde, va pour « révolutionner le monde ».

 

Horizons de la Nuit : se coordonner pour révolutionner le monde

Nous sommes toutes passées jusqu’ici à côté de cette grande diversité, et cet effort de formulation commune est resté vain. Et c’est bien compréhensible, tant le mouvement est jeune et les liens peu nombreux. Cette question spécifique a fait l’objet de multiples discussions lors des rencontres. Il est certain que l’amélioration de nos communications, entre deboutistes, entre collectifs, et à destination des personnes ayant de la sympathie pour nos actions, doit figurer parmi nos priorités.

Dépasser internet

De nombreux outils de communication existent ou sont en cours de développement pour améliorer la mise en connexion des deboutistes actives. Il est primordial de disposer d’outils de communication efficaces, et notamment d’un outil de prise de décision en ligne qui nous fait pour l’instant défaut. Mais nous pensons que nous devons apprendre à nous passer d’internet et à nous organiser « à l’ancienne », en prenant le temps de nous rencontrer et d’échanger nos coordonnées, et en sachant qui contacter pour monter des actions ou initiatives.

La question des outils ne doit pas masquer le besoin primaire, réel, et parfois un peu oublié, de la production de contenus. S’ils sont correctement investis et animés par les commissions et collectifs locaux, les sites déjà existants peuvent être de très bons outils pour améliorer le partage de l’information. En local, nous encourageons la création d’une multitude de supports d’expression, auto-médias, mais aussi expression artistique, dont la portée considérable est parfois négligée.

L’attention portée au mouvement et les analyses qui en ont été faites dans les médias ont surtout porté jusqu’ici sur le seul cas parisien – qui mérite par son ampleur une attention particulière. La singularité des expériences locales a encore trop peu été partagée. C’est pourquoi nous pensons que favoriser une gestion partagée entre plusieurs villes et à responsabilité tournante de nos outils communautaires nationaux permettraient de rééquilibrer les perceptions du mouvement, et faciliterait la diffusion des informations locales pertinentes et de messages que nous voulons porter en commun. Un fonctionnement en cohérence avec les attendus organisationnels du mouvement, horizontalité, ouverture et transparence.

Quant à la communication vers le grand public, nous pensons que le recours aux outils médiatiques et la réponse aux éventuelles sollicitations des journalistes doivent se faire de manière modérée, légitime, et pertinente, lorsqu’on a réellement quelque chose à dire, et en évitant la personnalisation. Nous pensons que face aux dérives du journalisme, nous devons nous efforcer de produire nous-même des relais d’expression crédibles, sans pour autant fuir les médias traditionnels, dont la portée est significative. Il nous semble surtout que nos actions doivent en premier lieu chercher à créer le contact au moyen d’actions de rue permettant des interactions, comme les « Porteur de paroles », efficacement pratiqué à Plélan-le-Grand lors de nos rencontres, ou les « marches-actions centre-ville-périphérie », reliant divers quartiers ou territoires et plusieurs types de luttes ou d’alternatives. Être présentes sur le terrain, et organiser des actions spécifiques sur des communes environnantes n’ayant pas connu de dynamique Nuit debout, parce que trop petites. Le lien avec les quartiers populaires, autre soit-disant « échec » de Nuit debout, doit continuer à être cultivé, mais il est un autre public absent des Nuit debout dont on a trop peu parlé : celui des territoires ruraux, ceux-là même chez qui s’enregistre une forte poussée de l’abstention et du vote d’extrême-droite. C’est aussi vers cette France dite « périphérique » que nos efforts doivent porter.

Changer l’organisation et la saveur de nos vies

Nos échanges ont permis de dégager des horizons communs à nos actions : loi Travail, irruption dans les débats de politique nationale, et ancrage dans les luttes et les alternatives concrètes. Nous pensons qu’en permettant de mieux cerner et faire comprendre le sens de nos actions, ces horizons peuvent contribuer à mobiliser et réussir la rentrée.

  • Prendre places

Déterminées dès la première nuit à renverser le monde de la Loi Travail, nous ne manquerons pas l’occasion de prendre les places qui nous reviennent dans les débats de politique nationale qui s’annoncent, celles de la citoyenne, de la militante, de la poétesse ou de l’activiste, celles de la manif, du tract et de l’action, celles du tag et du hashtag, de l’automédia et de la chanson, du piratage et du porteur de paroles. Nous ne laisserons pas la prochaine farce électorale se dérouler sans intervenir. Nous agirons pour ne pas laisser le champ libre à celles et ceux qui spéculent sur les peurs, la violence, la misère et – surtout – sur l’indifférence et la résignation. Plutôt qu’une énième redite du front républicain, nous voulons la fin de ce système politique aristocratique et archaïque. Nous nous mobiliserons pour imposer dans les débats les exigences de toutes celles qui aspirent à retrouver les chemins d’un avenir émancipateur. Le 3 septembre, des banquets de rentrée de Nuit debout étaient organisés simultanément dans plusieurs villes, pour annoncer notre résolution à faire partout irruption dans les débats et la machine électorale.

  • Déserter l’économie marchande

Nos échéances principales ne sont pas celles du système politico-médiatique. Nous affirmons la priorité absolue, pour chaque collectif Nuit debout et chaque participante, à contribuer au quotidien à la création et au développement d’alternatives concrètes, horizontales, écologistes et anticapitalistes, ainsi qu’au renforcement d’un communautarisme multiculturel de solidarité, afin de développer notre puissance collective, favoriser les dynamiques de désertion de l’économie marchande, inverser la courbe de la disparition du vivant en même temps que celle du chômage, et changer concrètement l’organisation même ainsi que la saveur de nos vies.

  • Abrogation !

Le mouvement social contre la loi Travail fera sa rentrée, le 15 septembre. Adoptée dans la brutalité, contre la volonté de la majorité du peuple et du parlement-croupion, la loi El-Khomri est illégitime, et ne sera jamais appliquée. Nous poursuivrons notre mobilisation aux côtés des autres forces engagées pour en obtenir l’abrogation. Nous descendrons dans la rue le 15 septembre pour la prochaine manifestation unitaire, participerons aux actions de blocage économique, soutiendrons les camarades en grève et ceux en butte à la répression avec les moyens à notre disposition.

 

Nous aurons prochainement l’occasion d’en débattre de vive voix : de nouvelles rencontres sont d’ores et déjà prévues pour le week-end de la Toussaint, nous avons hâte de vous y retrouver !

Bonne rentrée !

 

La version intégrale de cet appel est disponible sur le très riche wiki dédié à cette rencontre.

Et la suite ?

Comme annoncé dans le texte, la première étape sera simple et conviviale : un grand banquet simultané, un peu partout en France : Angers, Niort, Paris, Rennes, Quimper, Saint-Aubin-du-Cormier ou Saint-Nazaire sont les premières villes à annoncer leur participation mais d’autres peuvent encore s’y greffer.

Et, défiant courageusement les aléas de la technique, un multiplex audio via l’outil Mumble pour inaugurer – après l’expérience Global Debout – cette dynamique collective dont nous avons tant besoin aura lieu samedi 3 septembre.

Bonne rentrée, effectivement.

 

Utiliser Mumble pour relier les Nuits Debout

 

Classé dans À la une , Non classé , NuitDebout en France

4 réponses à “Nuit(s) Debout

  1. Bravo pour toutes ces avancées ! Les prochains Mumble nationaux sont envisagés chaque 1er vendredi du mois à 19h. Une réunion IDF est prévu ce prochain vendredi aussi à 19h. A partir du wiki, il est possible de participer aux contributions. Concernant le message de la Guette, vous y trouverez un lien vers un pad – un document collaboratif en ligne – afin que chacun commente, conteste, propose et/ou signe pour encourager la diffusion de ce premier texte partagé.

  2. C’est toujours la même histoire qui se répète… Chez Nuit Debout on pense plus a rêver d’un avenir meilleur que de chercher à changer la réalité d’aujourd’hui. Parler pour ne rien faire ne changera pas la face du monde ! Hiérarchiser les priorités, définir des modes opératoires et passer à l’action. Sans cela rien est possible.

    1. La fraude fiscale et l’évasion fiscale n’expliquent pas tout. Ce genre de &lbsuo;&naqp;pratique » existe depuis que l’impot existe. Depuis l’antiquité, bien avant la crise du pétrole.

  3. Commentaire n° 6 sur 6.
    Bonjour à tous.
    L’article titré « Nuit(s) Debout » fut publié le 2 septembre 2016 après le prétendu Jésus Christ (A.L.P.J.C.). Il est classé dans la catégorie « NuitDebout en France ».
    Voici le commentaire de plusieurs aspects.

    La contestation du genre masculin employé pour le pluriel dans la langue française.

    Dans l’actuelle langue française, lorsqu’il est parlé de plusieurs femmes, on dit elles, lorsqu’il est parlé de plusieurs hommes, on dit ils, et lorsqu’il est parlé de plusieurs personnes dont au moins une n’est pas du même sexe que les autres ou qui sont indéterminées, par exemple parce qu’elles sont vues de loin, on dit ils.
    Ça exprime une domination du genre masculin, des hommes.

    Dans l’article, la contestation de cela fut exprimée, qu’elle l’ait été par un homme ou par une femme. Elle le fut en employant le genre féminin pour le pluriel.
    Exemples. « Nous sommes des participantes au mouvement Nuit debout, venues d’une quarantaine de villes et villages de France, de Suisse et de Belgique, assemblées durant trois jours, en août 2016, en forêt de Paimpont, […]. […] Chez certaines, une inquiétude au cœur de l’été : comment « maintenir » le mouvement, comment le « relancer » à la rentrée ? […] A la fin de cet été que certaines ont cru « couché », nous avons jugé important d’envoyer un message de confiance en ce que nous faisons à toutes nos camarades debout sur les places. […] Nous ne nous connaissions pas, […]. […] Nous nous sommes immédiatement reconnues. »

    Objectivement, il y a des fautes de français, qui furent faites volontairement et consciemment par contestation.
    Ce qui est proposé exprime une domination du genre féminin et ne vaut pas mieux que le contraire.

    On pourrait envisager la création d’un genre spécial pour le pluriel, un genre neutre.
    Pour plusieurs hommes : ils sont eux-mêmes (ceci ou cela).
    Pour plusieurs femmes : elles sont elles-mêmes (ceci ou cela).
    Pour un groupe de plusieurs personnes dont au moins une n’est pas du même sexe que les autres, ou qui sont indéterminées, ou d’autres cas, il pourrait y avoir le choix entre :
    – als : als sont als-mêmes (ceci ou cela),
    – ols : ols sont ols-mêmes (ceci ou cela),
    – uls : uls sont uls-mêmes (ceci ou cela).
    Pour supprimer la différence pour le elles qui a le en plus, ce le pourrait être supprimé à elles, la première lettre restante étant conservée telle quelle ou accentuée si c’est nécessaire, afin que le son reste le même.
    Il y aurait le problème de l’accord des participes passés dans les cas où il y en a un.

    Des personnes pourraient chercher ce qui conviendrait. Notamment, on pourrait transcrire des livres de grands auteurs pour voir ce que ça donnerait.

    L’état actuel de Nuit debout selon l’article

    Le mouvement Nuit debout a de l’énergie, veut continuer d’exister, se « relancer », se développer.
    Il veut agir sur « la grande séquence de politique nationale qui démarre », l’affaire de l’élection présidentielle, « faire partout irruption dans les débats et la machine électorale ». Ses participants veulent « prendre les places qui » leur « reviennent dans les débats de politique nationale qui s’annoncent ».
    Le but plus lointain annoncé est de faire « la révolution » en France, et « parce que changer la France, ce serait changer le monde, va pour « révolutionner le monde » ».

    Les participants sont en train d’« apprendre à fonctionner ensemble, au niveau national », d’« apprendre à co-élaborer et coordonner à de plus grandes échelles des actions, revendications et messages », de créer une « coordination nationale » : « se coordonner pour révolutionner le monde ».

    À partir de la lutte contre un projet de loi relatif au travail rémunéré, d’autres luttes se joignirent, se juxtaposèrent, ce qui est appelé « la convergence des luttes », « luttes spécifiques », par exemple celle du féminisme. (Des partisans de luttes concernant d’autres sujets particuliers ne se joignirent pas au mouvement, probablement car ça ne fut pas considéré utile vu ce qu’était celui-ci.)

    Ce n’est pas à cause de tout ce qui précède que le présent texte est déposé sur le site mais à cause de tout ce qui suit.

    Le nouveau projet de créer un programme de base.

    Dans l’article, l’existence d’un problème est reconnue en étant exprimée plusieurs fois. « Plurielles [référence aux « luttes » juxtaposées dans la « convergence »], les Nuits ne constituent pas moins une dynamique commune et dans une certaine mesure unificatrice », une « dynamique commune dont la portée est révolutionnaire », « qui doit chercher à « formuler un commun politique » ». Il est écrit que « jusqu’ici », « cet effort de formulation commune est resté vain » et que « c’est bien compréhensible, tant le mouvement est jeune et les liens peu nombreux ». Il est aussi écrit qu’il y a « le besoin primaire, réel, et parfois un peu oublié, de la production de contenus ». (Nuit debout considère « certain que l’amélioration de nos communication, entre deboutistes, entre collectifs, et à destination des personnes ayant de la sympathie pour nos actions » permettrait d’apporter la solution.)
    Ça implique la reconnaissance que le mouvement était superficiel et qu’il veut ne plus l’être.

    L’expression « commun politique » est particulière à Nuit debout et mérite de ne pas exister.
    Étant employée, que signifie-t-elle d’après les citations précédentes ?
    Il y a l’idée que, en partant des éléments juxtaposés que sont les « luttes spécifiques » de la « convergence des luttes », il faudrait aboutir à créer un texte commun, un texte unificateur.
    Il ne peut pas être fait par le développement de la pensée concernant chacune de ces luttes, car ça créerait encore plus de spécificités, de particularismes, d’éloignement entre ces luttes.
    Par contre, il peut être fait en considérant que ces « luttes spécifiques » sont des conséquences d’une seule position de pensée, et le problème est alors de déterminer celle-ci, de la définir, de l’énoncer.
    Le projet est donc de remonter vers un centre (à trouver, à créer). Il est de créer un fondement commun, une base commune, un programme de base.

    Parler de « chercher à « formuler un commun politique » » signifie d’abord que, à propos d’idées, il n’y a pas de fondement commun, de base commune, de programme de base, de centre. Puisqu’il n’y en a pas, il y a une juxtaposition de « luttes spécifiques », leur convergence, mais sans savoir si tout cela est censé, cohérent, compatible.

    Il est écrit que « Nuit debout, c’est aussi beaucoup de monde. […] Nuit debout est nécessairement pluriel, et impossible à centraliser. On y retrouve, quoique rarement mis en avant, des marqueurs « identitaires ». Aucun de ceux-ci ne fait l’unanimité, mais aucun ne semble poser problème. Ces marqueurs sont, par exemple, ceux de la solidarité entre les peuples […], du féminisme, de la curiosité, […], de l’anti-militarisme. […] »
    Chacun des « marqueurs « identitaires » » (langage de Nuit debout) est celui d’une des « luttes spécifiques » de la « convergence des luttes ». C’est parce qu’il n’y a pas de base commune, de fondement commun, de programme de base, de centre, qu’il peut être écrit que « aucun ne semble poser problème ».
    Tant qu’il y a du flou, du vague, du chaos, des éléments incompatibles peuvent être juxtaposés s’il y a la volonté commune d’agir ensemble dans un seul but, ou plusieurs, mais précis, par exemple contre un projet de loi relatif à du travail rémunéré puis contre la loi.
    Mais si Nuit debout veut vraiment faire un programme destiné à être porté au pouvoir pour faire « la révolution », s’il veut donc « formuler un commun politique » concernant cela, s’il veut créer une base commune, un fondement commun, un centre, un programme de base, quelque chose ne peut pas continuer d’exister, au moins pas en quantité aussi grande, et c’est le flou, le vague, le chaos. Et là, des problèmes pourraient apparaître, et ils apparaîtront forcément vu ce que sont les « marqueurs identitaires » qui existent actuellement dans ce mouvement.

    Dans la phrase « Nuit debout est nécessairement pluriel, et impossible à centraliser », ce dernier mot ne concerne pas l’organisation du mouvement Nuit debout mais il concerne les idées. Il y a donc une contradiction avec l’idée de « formuler un commun politique » car elle correspond à l’idée de créer un centre. C’est un problème que le mouvement Nuit debout devra résoudre s’il veut continuer à avancer dans la démarche commencée qui est indiquée dans l’article commenté.

    Un mouvement comme Nuit debout qui annonce vouloir faire « la révolution » en France, chercher à créer un « commun politique », et qui réfléchit en ordre, c’est-à-dire en commençant par le début, devrait d’abord chercher à déterminer les règles de la société voulue, c’est-à-dire du régime politique voulu, à partir du début.
    La question du moyen d’arriver à porter au pouvoir le texte établi est secondaire. Si c’était seulement une minorité de la nation française qui agissait et arrivait à faire cela, ça serait fait de manière mauvaise et ça ne pourrait pas continuer d’exister. C’est une majorité de cette nation qui doit donc être favorable à la nouvelle société présentée dans le texte, c’est-à-dire favorable au texte.
    Si Nuit debout arrive à établir un programme et s’il est tel qu’il ne peut pas être approuvé tôt ou tard par une majorité de Français, son but de faire « la révolution » échouera.

    Cela dit, qu’est-ce que Nuit debout présente comme étant des « marqueurs identitaires », qui sont les éléments actuellement juxtaposés ?

    Quelques-uns desdits « marqueurs identitaires ».

    Parmi lesdits « marqueurs identitaires », il y a le « refus de la stigmatisation des musulmans ». Le mot « stigmatisation » est employé ainsi par des mahométans (et leurs soutiens) qui voudraient qu’on ne parle pas d’eux notamment pour s’opposer à l’étatisation de leur religion en France, y créant une tyrannie mahométane (quoique moins forte que la papiste et d’autres), ni pour se moquer de leur religion et ses adeptes et la combattre. Ils veulent que tous les Français non-mahométans se soumettent à eux. (Par contre, eux pourraient insulter, combattre, les athées, les satanistes, etc.)
    Le mouvement Nuit debout soutient donc la tyrannie mahométane en développement en France.
    Il fait cela car il approuve aussi les autres tyrannies religieuses qui existent en ce pays, la papiste étant la plus forte. Il approuve car il n’exprime aucune contestation de cela. (Il est très inconscient.)
    À ce sujet, il est politiquement de droite, des ténèbres, pas de la lumière.

    Parmi lesdits « marqueurs identitaires », il y a aussi « l’anti-racisme ». Il y a quelques dizaines d’années, dire cela n’aurait posé aucun problème de compréhension. Désormais il y en a car les ténèbres se sont développées. Est-ce que Nuit debout approuve la conception selon laquelle chaque groupe d’adeptes d’une même religion formerait une race et que, pour ne pas faire du « racisme », il ne faudrait jamais adresser de reproches à ces religions et leurs adeptes, ne jamais s’en moquer, ne jamais les combattre, même lorsque leur projet est de créer leur tyrannie complète ? Est-ce que Nuit debout approuve la doctrine de la négation des races où, à première vue, il est fait comme s’il n’y avait pas de différence entre, par exemple, un individu noir africain et un blanc, ce qui est un des triomphes de l’autoaveuglement, de la négation de la réalité, de l’obscurantisme, de la sottise ? À ces deux questions, la réponse est oui à cause de l’absence de précision et à cause de l’opposition au « racisme en tout genre » qui est indiquée dans l’article titré « Ces mouvements populaires qui apportent le changement ». À ce sujet, le mouvement Nuit debout est politiquement des ténèbres qui se sont développées partout. Il est contre la lumière.

    Parmi lesdits « marqueurs identitaires », il y a aussi le « refus de toutes formes de discrimination ». Ce dernier mot est ainsi employé avec la signification qu’il avait avant le développement de la folie à ce sujet. Il est relatif à des atteintes portées à des droits en fonction de certains critères valables, ce qui est une bonne conception. Un problème existe lorsqu’il y a la considération que chacun devrait respecter, se soumettre, à des religions et leurs adeptes, que celles-ci et ceux-ci auraient le droit d’être respectés ainsi, de s’imposer ainsi, de dominer ainsi, que leur religion soit ou non étatisée. Le pire est lorsqu’il y a l’étatisation, plus ou moins complète, c’est-à-dire la tyrannie, plus ou moins complète. Un autre problème existe lorsqu’il faudrait accepter les folies intellectuelles relatives à l’existence des races religieuses ou à l’absence de races d’apparence corporelles qui sont indiquées dans le paragraphe précédent, lorsqu’il faudrait se soumettre à ces folies. Il y a peut-être d’autres cas. À ce sujet, le mouvement Nuit debout ne précise pas ce qu’il appelle « discrimination » et ce mot correspond donc notamment aux idées qui viennent d’être indiquées. Il cache plusieurs sortes de tyrannie. Pour cela aussi, Nuit debout est politiquement des ténèbres qui se sont développées partout. Il est opposé à la lumière.
    Mais le mouvement Nuit debout n’est pas encore atteint par la folie qui fut placée dans le Code pénal par les ténèbres en développement et qui approuve les discriminations. C’est fait à l’article 225-1. Ce fut créé parce qu’une nouvelle signification, mauvaise, fut donnée au mot discrimination : il fut fait synonyme exact du mot distinction, chaque distinction indiquée ensuite n’étant pas une infraction pénale. Dans l’article 225-2 est indiqué ce qui doit exister en plus de ladite discrimination (la distinction) pour qu’une infraction pénale existe. Si le mouvement Nuit debout avait été atteint par cette folie, il aurait écrit : refus de toutes formes de discrimination qui est accompagnée par l’acte constitutif d’une infraction pénale.
    Le mot discrimination étant actuellement pourri, il ne faut plus l’employer.

    Parmi lesdits « marqueurs identitaires », il y a aussi « l’anti-militarisme ». L’enjeu principal est de savoir si une nation qui est souveraine sur son territoire particulier doit prévoir qu’elle puisse être attaquée par une ou plusieurs autres, ou par un élément interne à elle-même et qui est grandement nuisible, et, si oui, est-ce qu’elle doit ou non avoir une force physique spécialisée prête, éventuellement avec d’autres forces physiques, à agir pour protéger la nation. Est-ce que la réponse à ces questions a sa place dans ledit « commun politique », le programme de base, comme celui que Nuit debout s’apprête à créer ? Si oui, Nuit debout annoncera-t-il dans son texte que la nation française est prête à laisser son territoire être envahi par une ou plusieurs nations étrangères et à y être soumise, peut-être jusqu’à disparaître, ou qu’elle est prête à laisser en elle des groupes de toute nature commettre de graves actes de destruction de biens et d’humains ?

    Parmi lesdits « marqueurs identitaires », il y a aussi le « respect du vivant ». Est-ce les participants au mouvement Nuit debout ne veulent pas lutter contre les microbes et virus qui pourraient les envahir, parfois jusqu’à les tuer ? Est-ce qu’ils veulent renoncer à tuer des végétaux pour les manger ou à en utiliser d’autres d’une autre manière à leur profit ? Est-ce qu’ils veulent que tous les Français (pour ne pas dire tous les humains) qui mangent des animaux cessent d’en manger ? Ne savent-il pas qu’il y a beaucoup d’animaux qui mangent d’autres animaux ? Est-ce que les partisans du « respect du vivant » sont des partisans des tyrannies religieuses qui existent, c’est-à-dire, qui vivent ? Le minimum est que ce marqueur identitaire soit formulé de manière précise pour savoir ce qu’il est vraiment. Ensuite, il y aura à savoir s’il a sa place dans un programme de base.

    Parmi lesdits « marqueurs identitaires », il y a aussi « l’anti-hiérarchisme ». De la hiérarchie existe entre des parents ou autres éducateurs et leurs enfants, entre un guide de montagne et les personnes qu’il mène, entre le chef d’un navire et les matelots qui agissent physiquement, entre un adulte qui a fait souvent l’amour pendant plusieurs décennies et son nouveau partenaire adulte qui est encore vierge, entre des meneurs qui apparaissent spontanément à propos d’un sujet particulier et d’autres individus qui les suivent, et à propos de nombreux autres sujets. Pour un projet de loi, chercher à le faire aboutir en entier ou à le supprimer en entier, c’est vouloir être plus fort que l’autre camp et c’est donc vouloir créer une hiérarchie, celle qui est voulue par chaque camp. Pour Nuit debout, vouloir apporter des changements politiques en France, jusqu’à vouloir faire une « révolution », c’est vouloir être plus fort que le camp de ce qui existe déjà, et c’est donc vouloir créer une hiérarchie, celle qu’il veut. La liste pourrait être continuée. Parler d’« l’anti-hiérarchisme » est une sottise.

    Pour « formuler un commun politique », c’est-à-dire pour créer un programme de base, Nuit debout devra réfléchir jusqu’à exprimer précisément ce qu’il veut. Tout ce qui est actuellement en lui ne pourra sûrement pas continuer y rester.

    Qu’est-ce que Nuit debout annonce comme éléments déjà admis pour créer son programme de base ?

    Dans l’article, il y a un paragraphe qui semble d’abord indiquer la position globale politique où le mouvement Nuit debout est placé (selon cet article). Le voici.
    « Révolution française, Chiapas, Commune, Révolution russe, ’36, désobéissance civile. Les années 68 ; la chute du mur. Tournant de la rigueur, 21 avril 2002, ou referendum européen bafoué, crise de 2008, Grèce écrasée. Milices d’agriculteurs pourchassant des zadistes. Guerres, pétrole, uranium, maintien de la paix, attentats. »

    Il y a d’abord le placement dans la lignée de la « Révolution française ». Une grande partie de celle-ci fut la lutte contre la tyrannie de l’Église chrétienne catholique romaine, et pas seulement pendant la brève période dite de « déchristianisation ». (La référence temporelle chrétienne fut longtemps supprimée. Elle fut rétablie par Napoléon Ier car celle qui l’avait remplacée n’était pas bonne, et ce fut fait expressément en attendant que quelque chose de mieux soit trouvé.) Lorsque Nuit debout écrit « Révolution française », à quoi pense-t-il ?
    Le régime politique qui naquit de cette révolution est nommé République française. Nuit debout n’en parle pas.
    Il ne parle pas non plus des luttes victorieuses postérieures à la Révolution française qui existèrent par période pour supprimer d’autres éléments de la tyrannie papiste et de la tyrannie d’autres religions.
    En plus, sur le site internet de Nuit debout, il y a le soutien aux tyrannies religieuses actuelles en France avec la volonté d’obliger à la soumission aux mahométans.
    Lorsque, dans l’article, il est écrit « Révolution française », à quoi est-il pensé ?

    Le mot « Commune » semble désigner les mouvements insurrectionnels de 1871 A.L.P.J.C. en France et surtout celui de la Commune de Paris. (Tous furent vaincus.) Cette Commune décida de créer la séparation des Églises et de l’État, c’est-à-dire la suppression des tyrannies religieuses qui existaient alors. (Ça ne pouvait pas avoir d’effet mais peu importe pour ici car on s’occupe d’idées. Par ailleurs, ça ne fut pas fait pour créer la tyrannie du mahométisme.) Vu le cléricalisme de Nuit debout, ce n’est pas à cela que fait référence son mot « Commune ». Bref, à quoi est-il pensé ?

    Il est parlé de la « Révolution russe ». Il ne semble pas qu’il soit parlé de la première révolution, mais de la suivante, la communiste. Est-ce que Nuit debout veut créer un régime communiste en France ? Si oui, son échec final est certain. Est-ce que c’est seulement l’aspect de victoire de prolétaires, etc., qui est évoqué ? Si oui, il l’est par un mauvais exemple.

    Il est parlé de « ’36 », c’est-dire des victoires prolétariennes françaises de 1936 P.T.C. Ce mouvement ne s’occupa aucunement de réduire les tyrannies religieuses.

    Il est parlé de « désobéissance civile ». Est-ce que ça doit être placé dans un programme de base ? En imaginant que Nuit debout finisse par s’en créer un et par réussir à le porter au pouvoir, est-ce que la « désobéissance civile » à lui serait ensuite préconisée ? Ladite « désobéissance civile » peut concerner le refus d’accomplir une action qui est contraire à sa propre conscience. (Si c’est la profession qui fait se retrouver dans une telle situation, on peut l’arrêter, notamment en démissionnant.) Sinon, c’est un moyen de lutte pour porter une idée au pouvoir public. Quoi qu’on en pense, il n’y a pas à placer cela dans un programme de base.

    Dans la suite, il y a une liste avec des éléments considérés comme bons et d’autres considérés, semble-t-il, comme mauvais. Rien n’en est dit ici.

    Il y a d’autres expressions de ce que Nuit debout veut faire, et semble vouloir placer dans son programme de base.
    Il y a « nous voulons la fin de ce système politique aristocratique et archaïque ».
    Ça montre une volonté de grand changement, sans qu’on sache lequel, et le mot « aristocratique » montre qu’il y a une mauvaise compréhension de la situation juridique profonde actuelle. Ce qui peut être proposé comme changement juridique ne peut donc pas être bon.
    Il est aussi parlé de « retrouver les chemins d’un avenir émancipateur ». Ce dernier mot fait référence à de la liberté mais n’exprime rien de plus. En outre, vu le reste de l’article, il n’est même pas certain que ce soit de la liberté qui soit ainsi évoquée.
    Il est aussi parlé de tous les individus « qui partagent le constat de la faillite des institutions, du discrédit de la classe dirigeante et des possibles dévastateurs contenus dans la situation politique ».

    Pour « formuler un commun politique », c’est-à-dire pour créer un programme de base, Nuit debout devra réfléchir jusqu’à exprimer précisément ce qu’il veut. Tout ce qui est actuellement en lui ne pourra sûrement pas y rester.

    L’espoir actuel de Nuit debout a-t-il plus de fondement que l’ancien ?

    Ce qui est ancien est présenté ainsi. « Si les espoirs de mouvements de masse qui ont pu être suscités se sont rapidement dissipés, […]. »
    Il est ainsi parlé des « espoirs » qu’avait le mouvement Nuit debout à son début.

    Il y avait ce qui concernait le projet de loi concernant du travail rémunéré. Rien n’est dit ici à ce sujet.
    Il y avait aussi l’espoir de créer un grand mouvement contestataire pouvant arriver à produire de grands changements en France.

    Mais, à ce sujet, tout était très superficiel, ridicule. Notamment, on s’occupa de jouer à la Révolution française en s’occupant de remplir des « cahiers de doléances » ! Des individus acceptèrent de s’avilir en présentant des « doléances », reconnaissant ainsi l’existence de maitres qui les dominaient et ne pouvaient pas être renversés. Il y a des Français qui se déconnectent de la réalité par le haut, et il y en a d’autres qui s’en déconnectent par le bas. On s’occupa aussi de faire une nouvelle Constitution : c’était la conservation de l’actuelle avec quelques petites corrections. Ça ne pouvait mener à rien.
    On s’occupa de sociologie alors que le problème est d’abord juridique. Et non seulement la Constitution actuelle ne fut pas entièrement remise en cause, mais les traités internationaux onusiens et ceux relatifs à ladite construction de l’Europe ne furent pas combattus sauf un petit peu le dernier, d’après le présent site.
    Il y avait de l’illusion complète.

    Est-ce que l’espoir actuel de Nuit debout a plus de fondement que l’ancien ? Tout dépendra du texte qu’il réussira à produire, s’il y arrive, comme « commun politique », c’est-à-dire comme programme de base.

    Information pour le cas où des participants au mouvement Nuit debout voudraient chercher des idées hors de celui-ci.

    Il y a un nouveau site internet qui est titré : Vers la République française régénérée.
    Adresse : http://repufranregeneree.free.fr
    Un article est le premier fragment d’un projet de Constitution nouvelle en commençant par celle de la France indépendamment de son régime politique, suivi par les principes voulus pour ce régime, dont le reste est seulement de la conséquence. Le fragment exprime notamment la position à propos de religions.
    Un article est titré : Valls, 31 juillet 2016 A.L.P.J.C., veut obliger à la soumission aux mahométans et aux adeptes d’autres religions jéhovites, et il faut combattre cela.
    Un autre est titré : Pas de Sixième République pourrie d’avance mais la République française régénérée, créée par la Nouvelle révolution. Il contient notamment une idée pour faire exister une nouvelle révolution, en un jour, sans aucun mort, au moins parmi les révolutionnaires, lorsque la nation française sera prête.
    Il y a aussi notamment des explications de fond sur la situation actuelle, par exemple le tournant de 1892 après le prétendu Jésus Christ et celui de 1925*, et voir les citations d’écrits d’Edgar Quinet.
    D’autres propositions de changements seront publiées plus tard.

    Est-ce que des participants au mouvement Nuit debout vont exprimer publiquement leur position par rapport à ce qui est déjà proposé sur ce site titré : Vers la République française régénérée et vont demander aux autres de se positionner aussi ?

    Ainsi se termine le dernier commentaire d’une série de six qui furent déposés ce même jour sur le présent site internet de Nuit debout.
    Le n° 1 est à l’article « Pour fédérer Nuit Debout : à vos propositions », classé dans la catégorie « Important ».
    Merci et salutation.

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